Distribution

Damien Avice, Mohand Azzoug, Etienne Baret, Bruno Bayeux, Nathan Bernat, Alexandre Dain, Flora Diguet, Anne Dupuis, Émeline Frémont, Damien Gabriac, Thomas Germaine, Thomas Jolly, François-Xavier Phan, Charline Porrone, Fabienne Rivier

Résumé

Richard se veut roi – nulle autre identité ne saurait lui suffire. Or cette identité royale lui est interdite. S’il veut pouvoir accoucher de sa royauté, il lui faut se frayer seul sa voie, que ce soit par la ruse – en multipliant les masques – ou par la force, et au besoin à coups de hache (ainsi qu’il le dit lui-même dans l’acte III, scène 2 du troisième Henry VI). Il lui faut simultanément éliminer ses rivaux dynastiques au sein de sa propre famille (d’abord son frère Clarence, puis ses neveux Édouard et Richard, princes du sang et héritiers légitimes de son autre frère, Édouard IV), réduire à l’impuissance ses rivaux politiques (dont sa belle-sœur, la reine Élisabeth, ainsi que ses frères et ses fils d’un premier lit) et travailler à asseoir sa propre légitimité (par exemple en épousant Lady Anne, veuve du fils d’Henry VI). À première vue, la tâche paraît impossible. C’est précisément le contraste entre cette impossibilité initiale et les ressources d’intelligence rusée ou de soudaine brutalité que Richard, un effroyable sourire aux lèvres, déploie pour enfin la surmonter qui contribue à nourrir notre plaisir de spectateur. Richard, en somme, n’est pas seulement une abomination de la nature, un bossu, un pied-bot, doté de dents dès sa naissance. «Richard» est le nom d’une machine à produire des possibilités théâtrales inouïes, proprement impensables. Derrière le monstre, il faut saluer le tour de force, voire le chef- d’œuvre d’une volonté de puissance qui ne cesse, scène après scène, de sculpter sa propre statue.

Pourquoi faut-il voir cette pièce ?

GLAM ROCK : A l’été 2014, Thomas Jolly allumait le Festival d’Avignon avec son Henri VI, 18 heures de Shakespeare sur fond de culture pop rock ! Il en fut remercié par le Molière 2015 du metteur en scène d'un spectacle de Théâtre Public. Dans la foulée, le voilà qu’il s’attaque à la suite de la saga, au très sulfureux, tyrannique, sanguinaire et difforme Richard III. Thomas Jolly nous emmène dans un immense clip théâtral et musical, fait de tréteaux et de passerelles comme dans un show au Zénith, de jeux de lumières puissants, de chansons rock à reprendre en chœur… Entre théâtre et spectacle, sa version modernisée et gothique est pleine d’inventivité et d’inspiration variées, on retrouve avec plaisir la patte libre et épique de Thomas Jolly. Mon royaume pour un Jolly !

"Au final, le public est debout pour acclamer ce spectacle qui est totalement revigorant." SceneWeb

"Cette version de Richard III, pièce qui est ces dernières années parmi les plus montées de Shakespeare, réussit à trouver sa vraie place aux côtés des versions d'Ostermeier, Langhoff et bien d'autres..." FranceInfo

"La force du spectacle est dans l'excellence et la pertinence aiguë de l'analyse dramaturgique. Une version très rock. Superbe." Le Figaro

Tournage

Co-production La Compagnie des Indes, Piccola Familia, TNB. Réalisation Julien Condemine, 2016