Distribution

Jean-Baptiste Anoumon, Bénédicte Cerutti, Boutaïna El Fekkak, Alexandre Pallu, Pierric Plathier, Chloé Réjon, Jean-Philippe Vidal, Clémentine Vignais

Résumé

La guerre de Troie a eu lieu et les survivants tentent de reconstruire quelque chose au prix de fragiliser la paix à peine installée. Vainqueur de Troie, Pyrrhus est amoureux d’Andromaque, la veuve d’Hector, fils du roi mythique de Troie et que son père Achille a tué. Cet amour qui peut prendre l’apparence d’une réparation cristallise bien des rejets. D’abord celui des Grecs qui redoutent de voir Astyanax, le fils d’Hector et d’Andromaque monter sur le trône et puis celui d’Hermione la fille d’Hélène promise à Pyrrhus. C’est d’ailleurs par elle que tout s’emballe. Désespérée, elle manipule Oreste, son premier amour pour qu’il casse l’union de Pyrrhus et d’Andromaque. 

Pourquoi faut-il voir cette pièce ?

Tout le monde connaît la fameuse phrase qui résume la tragédie de Racine : Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime son mari mort Hector. Et c’est cette chaîne d’amour à sens unique que Stéphane Braunschweig parvient à remonter avec sens. D’abord grâce à des comédiens prodigieux : Bénédicte Cerrutti rend à Andromaque toute sa dignité de reine captive, Chloé Réjon fait vibrer la folie d’Hermione sur le plateau, Alexandre Pallu se révèle un Pyrrhus brutal et inquiétant et Pierric Plathier un Oreste soumis à son amour. La scénographie, composée d’un cercle de sang dans lequel pataugent les personnages ne cesse de rappeler la proximité de la guerre et l’instabilité de la paix qui menace à tout instant de basculer. Andromaque est avant tout une pièce sur les amours de « fils de » et de « femme de » après la guerre. Stéphane Braunschweig réussit à en extraire toute une dimension politique qui fait écho à notre époque.

Tournage

Réalisation Stéphane Pinot. Théâtre de l'Odéon, 2023. Production La Compagnie des Indes